Jean Jacques Burnel
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VideoInterview Jean-Jacques BURNEL Sint Niklass (Belgique)
24 Novembre 2007

Cultuurcentrum of SINT NIKLAAS

(c) Copyright The Stranglers
  1. Tu as joué avec les Stranglers au Roundhouse à Londres pour célébrer le 30e anniversaire de votre passage dans cette salle. Cela faisait 30 ans que vous n'aviez pas joué là-bas...

    (c) Copyright Stuart STEELE VideoJJ : Non, pour être plus précis, si je peux pinailler, c'était pour marquer le fait que 30 ans avant, le jour même, nous avions battu le record tenu par les Rolling Stones et les Who pour les nuits consécutives au Roundhouse. On voulait juste marquer l'époque, en plus c'était un endroit où l'on avait joué beaucoup de fois auparavant avec Patti Smith, avec les Ramones, nous étions les premiers à jouer avec ces deux groupes, et même, auparavant on avait été hués et jetés de la scène, donc on voulait marquer l'occasion, et on a eu la chance de trouver la "setlist" c'est-à-dire la liste des morceaux qu'on avait joués à la même époque.

    AM : En 1977, c'est cela ?

    JJ : Ouais.

  2. Est-ce que tu peux nous donner tes impressions sur ce concert, est-ce une impression de déjà-vu ?

    VideoJJ : Non, du tout, parce que beaucoup de ces morceaux on ne les avait pas joués depuis très très longtemps, mais parfois c'est un plaisir de retrouver des vieux morceaux et d'essayer de se mettre dans l'ambiance comme lorsqu'on les jouait auparavant, mais ce n'est pas toujours évident d'avoir la même hargne sur certains morceaux et le même sentiment, donc tu deviens interprète de tes propres morceaux, c'est un peu bizarre pour moi. Oui, c'était une très bonne ambiance, c'était très chaud comme seuls les fans britanniques peuvent être, plus brillants que tous les autres, légèrement dangereux, ça aurait pu basculer à n'importe quel moment mais c'était juste comme il fallait. Pour nous par contre ce n'était pas aussi bien qu'on aurait aimé parce qu'on a eu des petits problèmes techniques, mais apparemment cela n'a pas foiré pour les autres, mais pour moi si...

    AM : Oui tu étais en colère.

    JJ : Oui...

    AM : Parce que cela ne fonctionnait pas !

    JJ : (se marrant) Bien sûr, mais ça arrive...

  3. Ce concert t'a rappelé un souvenir ou une anecdote ?

    VideoCela m'a rappelé seulement la fois où l'on était en première partie de Patti Smith et que ses techniciens américains avaient déserté la table de mixage, que nous sommes venus sur scène à l'heure prévue, on a joué et on a réalisé après deux, trois morceaux que l'on n'était pas dans la sono mais seulement dans les retours et que l'on commençait à être hué par le public...

  4. Peux-tu nous parler de la différence qu'il y a entre les concerts "classiques" électriques des Stranglers et les concerts acoustiques comme ce soir à Sint-Niklaas.

    VideoCela n'a rien à voir, c'est beaucoup plus relax, beaucoup plus marrant, ce sont des morceaux que l'on n'a jamais vraiment l'occasion de jouer électriquement et cela crée beaucoup plus d'espace musicalement parlant. Je crois que le public français comprendrait ça beaucoup mieux que le rock acharné électrique, j'aimerais bien importer cela en France.

    JJ BURNEL

    AM : Justement, c'est la question que je voulais poser, est-ce que vous allez faire ce genre de concerts acoustiques en France ?

    JJ : Je voudrais, ouais, on en parle déjà avec certaines personnes.

    AM : Je pense que ce serait bien perçu en France, il me semble.

    JJ : Vous verrez par vous-mêmes et vous pourrez juger par vous-mêmes.

    AM : Pourquoi avez-vous choisi de faire ce genre de concerts ?

    JJ BURNEL (c) 2007 Rock-Interviews.com JJ : C'est quelque chose que l'on avait essayé il y a 6 ou 7 ans, et ma foi ça nous avait plu, donc maintenant on le dit de plus en plus à nos agents, les gens commencent à le savoir et donc il y a de plus en plus d'offres de ce genre. On ne joue pas dans des salles "rock" mais des vraies salles, hier c'était incroyable à Bruges, c'était l'une des plus belles salles que j'ai jamais vue de ma vie, c'était déjà dans une des plus belles villes, la salle était pleine, le son était extraordinaire c'était une salle où l'on pourrait jouer de l'opéra sans sono.

    AM : Comme dans un amphithéâtre

    JJ : Oui et c'était merveilleux, vraiment un plaisir et puis il n'y a pas de pression sur nous, c'est complètement différent des Stranglers et cela aussi je crois que cela démontre la profondeur de nos morceaux, de ce que nous avons écrit à travers les années, ce n'est pas tout "hard".

The Stranglers